Actualités des collections - Hors les murs - Exposition

Musée à ciel ouvert

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A Rennes, un musée à ciel ouvert à partir d’oeuvres de peintres


Sur l’école Mauconseil, rue de la Courrouze, L’Haridon les petites mouettes d’Octave Penguilly par l’artiste Fortune.
Des street artistes reproduisent en sept sites du quartier sud gare, des toiles conservées au musée des beaux-arts de Rennes et choisies par les habitants. Un projet adopté dans le cadre du budget participatif.
Des tableaux reproduits par des street artistes font peu à peu leur apparition dans le quartier sud gare. L’idée est partie d’Emmanuelle Savelli, une habitante, « en lisant Ouest-France édition d’Angers, j’ai repéré une photo, comme un tableau de Vélasquez peint dans la rue, avec devant, des enfants qui regardaient avec curiosité. Ils semblaient intrigués, se demandant qui était ce personnage sombre… Il y avait quelque chose de drôle, poétique, étonnant. »


L’art au détour d’une rue :
L’idée de donner une place à l’art dans des endroits inattendus de la ville trotte dans la tête d’Emmanuelle Savelli. Quand elle rencontre François Coulon, conservateur au musée des beaux-arts de Rennes, Emmanuelle apprend que le quartier sud gare est jumelé avec le musée. Membre du conseil de quartier, elle envoie un message, avec la photo qui l’avait interpellée, et une question : qui serait intéressé pour accueillir une fresque ? Une vingtaine de réponses positives lui reviennent, des écoles, maisons de quartier, mais aussi des habitants.
Emmanuelle Savelli est ses enfants Flore, Clémentine et Colin, devant la reproduction en cours de réalisation de l’oeuvre d’Harrisson,, Novembre 1881, par le street artiste Heol.
Très vite, des groupes de riverains se forment, qui ne se connaissaient pas forcément, pour aller au musée, explorer la collection, choisir des oeuvres, « la seule réserve était de ne pas choisir des tableaux d’artistes morts depuis moins de soixante-dix ans, pour des questions de droits de reproduction. Nous préférions utiliser l’argent pour payer les artistes qui allaient réaliser les fresques. »


Des street artistes du collectif A.S.A.R.U.E
François Coulon, conservateur, accueille les habitants, leur donne des explications sur les oeuvres, les artistes, « nous étions des visiteurs privilégiés, comme des VIP. » Le collectif A.S.A.R.U.E (Association de Soutien Au Réseau Urbain d’Expression) est choisi pour réaliser les reproductions, « avec carte blanche pour réinterpréter l’oeuvre, à condition d’en respecter l’esprit. »
Sur les murs de la maison de quartier Sainte-Thérèse, rue Jean Boucher, une reproduction de L’arbre jaune d’Émile Bernard par BIMS.

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