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Les œuvres phares

Consultez les oeuvres incontournables du musée et amusez-vous à découvrir ces chefs-d’oeuvre à travers les différents thèmes que nous vous proposons.

Pour des raisons de prêts, de restaurations ou de conservation, toutes ces oeuvres ne sont pas actuellement présentées dans les salles du musée.

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Yves Tanguy - L’Inspiration

Yves Tanguy (1900-1955)

L’inspiration, 1929

Huile sur toile

130 x 97 cm

 

Fils de marins bretons, celui qui devait être un officier de la marine marchande s’installe à Paris en 1923, en quête de sa destinée. Après la découverte fortuite, depuis la plateforme d’un autobus, de l’œuvre de Giorgio de Chirico intitulée Le Cerveau de l’Enfant, Yves Tanguy décide de devenir peintre. Ses premières œuvres sont figuratives et d’inspiration populaire. Elles représentent les rues de la capitale. Jacques Prévert, avec lequel il entretient une profonde amitié, lui fait rencontrer André Breton en 1925. Par la revue Littérature, dirigée par Aragon, Breton et Soupault, Tanguy découvre le surréalisme. Il est fasciné par l’association de l’écriture et du dessin automatique dans les cadavres exquis qu’il pratique avec Oscar Dominguez et Georges Hugnet. Breton décrit sa peinture comme « la plus pure production du Surréalisme Pictural ».

Depuis 1926, l’iconographie de Tanguy s’est allégée, offrant des paysages oniriques, sombres ou lumineux, dans lesquels se distinguent des personnages filiformes ou des protozoaires. Notre tableau est paradoxalement très éloigné de la rupture intellectuelle qui agite alors le groupe surréaliste. De toutes les peintures de cette année 1929, cette œuvre est la plus mystérieuse par la sobriété qui la caractérise. Elle évoque un espace lunaire, plutôt paisible par ses tonalités bleutées de fonds sous-marins. Des formes végétales ou biologiques peuplent cet espace binaire. L’année suivante, elles se transformeront en concrétions minérales. Toute figure embryonnaire ou humaine va désormais disparaître. Plus tard, dans son œuvre américaine qui débute en 1940, Yves Tanguy instaure d’autres mystérieuses cités qu’André Breton – qui ne pardonnera jamais à Tanguy sa nouvelle nationalité – associe à la cité d’Ys. Les cendres d’Yves Tanguy et de sa seconde épouse, Kay Sage, reposent en Bretagne, dans la baie de Douarnenez.